Utilisation de données géonumériques pour la thermique du bâtiment et l’analyse de cycle de vie : prise en compte des masques solaires
Abstract
Les impacts environnementaux de projets urbains peuvent être évalués par la méthode de l’analyse de cycle de vie (ACV) dans un objectif d’écoconception. Il ressort d’études ACV ayant pour périmètre un quartier que les bâtiments – et, en particulier, les consommations énergétiques (chauffage, climatisation) durant leur phase d’usage – sont d’importants contributeurs aux impacts du quartier. Pour évaluer plus précisément ces consommations, que ce soit à l’échelle du bâtiment, du quartier, voire de la ville, de nombreuses données géonumériques sont disponibles sur l’ensemble du territoire. Elles peuvent nous apporter des informations susceptibles d’améliorer notamment les simulations thermiques dynamiques (géométrie du relief, de la végétation, du bâti, réseaux, matériaux constituant les différentes facettes du quartier, etc.). Ici, nous analysons spécifiquement l’effet des masques solaires (bâti et végétation) sur les consommations énergétiques des bâtiments, le confort thermique à l’intérieur de ceux-ci et en conséquence sur leur évaluation environnementale. Plusieurs méthodes de génération des masques, à partir de différentes bases de données de l’IGN (BD TOPO, LIDAR HD, MNS corrélés), de résolutions variées, sont alors comparées, afin d’éclairer les compromis à faire entre automatisation des études, temps de calcul et précision souhaitée des résultats.