Durabilité des géopolymères à base de métakaolin et de cendres volantes comparée à celle d’un ciment bas carbone de type III
Abstract
La production de ciment Portland (OPC), responsable de près de 5 % des émissions mondiales de CO2, nécessite des alternatives durables. Les géopolymères surpassent souvent l’OPC en termes de performance, mais leur dépendance à la cure thermique, coûteuse et peu écologique, ainsi que l’utilisation de nanomatériaux onéreux, limite leur adoption. De plus, ils sont rarement comparés aux ciments bas carbone, comme le CEM III. Cette étude vise à combler ces lacunes en comparant les performances mécaniques et la durabilité de géopolymères à base de métakaolin et de cendres volantes, n’ayant pas subi de cure thermique et n’incorporant pas de nanomatériaux, à celles des ciments OPC et CEM III. Le métakaolin MK II se distingue par sa résistance à la compression comparable à celle du CEM III (35,2 MPa à 90 jours), et sa résistance face à la carbonatation, aux sulfates, au feu et au gel-dégel. Ces résultats mettent en lumière le potentiel des géopolymères comme alternatives compétitives et écologiques dans des environnements sévères. Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour améliorer leur capacité de fixation des chlorures et garantir leur durabilité dans des environnements maritimes.