Le béton Perret et ses pathologies
Abstract
Nous pensons connaître le béton et ses pathologies. Nous n’avons pourtant qu’un peu plus d’un siècle de retour d’expériences sur sa durabilité, et moins d’un demi-siècle sur sa réparabilité. Comparé aux millénaires du bois et de la pierre, le béton reste un champ à explorer, surtout lorsqu’il s’agit de le préserver.
Pour contribuer à cette exploration, nous devons nous appuyer sur le remarquable héritage d’Auguste Perret. Du début du XXème siècle aux reconstructions d’après guerres, le béton pensé, fabriqué et mis en œuvre par l’architecte constructeur se distingue à plusieurs égards :
1) Il est majoritairement laissé apparent, parti pris architectural fort, et donc particulièrement exposé à son environnement ;
2) Ses composants sont souvent sourcés localement, à proximité du site de la construction ;
3) Il peut être coulé en place ou préfabriqué, jouer un rôle structurel ou non ;
4) Il a surtout permis d’ériger des édifices dont la valeur patrimoniale est reconnue et préservée, nous offrant ainsi des études et des diagnostics aussi nombreux que minutieux.
Cette communication propose donc de dresser un état de l’art des pathologies du « béton Perret », l’un des échantillons les plus riches et représentatifs du siècle dernier, pour explorer la durabilité de ce matériau incontournable de la construction moderne.