Identification des paramètres hygriques par méthode inverse – évolution de la perméabilité à la vapeur dans le domaine hygroscopique
Abstract
Les bétons biosourcés répondent aux enjeux environnementaux et sont d’excellents régulateurs thermiques et hygriques. Pour généraliser leur utilisation, il faut développer des méthodes permettant de les caractériser sur de courts délais. Cet article propose d’approfondir la méthode inverse développée au LGCGM permettant d’identifier les isothermes de sorption et la perméabilité à la vapeur d’eau. Celle-ci est basée sur le couplage du code interne TMC, modèle 1D de transfert de masse et de chaleur intégrant le phénomène d’hystérésis, et d’une méthode inverse d’estimation de paramètres. Afin d’identifier l’évolution de la perméabilité à la vapeur avec l’humidité, un essai hygrique dynamique a été réalisé en s’inspirant des essais MBV. Après stabilisation initiale, les sollicitations reposent sur une variation cyclique quotidienne de l’humidité relative sur trois séries de cycles d’une semaine chacune : (8h à 50%HR ; 16h à 35%HR) ; (8h à 65%HR ; 16h à 50%HR) ; (8h à 80%HR ; 16h à 65%HR). L’étude porte sur six demi-briques de béton de chanvre 30*30*10 cm. Trois d’entre elles sont pesées et les trois autres instrumentées. Les isothermes de sorption et la perméabilité à la vapeur identifiées sont ensuite utilisées en entrée du code TMC. La comparaison de la réponse hygrique numérique à la réponse expérimentale montre la pertinence des outils développés.