Etude de l’adhérence pierre-mortier pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris
Abstract
Pour la restauration des voûtes de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la pierre dure de la roche Croix-Huyart venant des carrières « Les pierres de Paris – Saint-Pierre-Aigle » a été sélectionnée par la maitrise d’œuvre car c’est la pierre de carrière qui possède les caractéristiques les plus proches de la pierre originelle. Afin d’étudier le comportement de l’interface pierre-mortier et pour choisir le liant le plus compatible avec la pierre dure de la roche Croix Huyart, des mesures de la résistance mécanique et de l’adhérence du mortier a été réalisée à 7, 14, 28 jours et 18 mois. Quatre types de liant balayant les différents degrés d’hydraulicité ont été testés : une chaux aérienne CL90, une chaux naturelle hydraulique NHL3,5, une chaux grise préformulée PF70 et un ciment CEM I 52,5 N. Les résultats des tests mécaniques ont confirmé que la résistance mécanique est d’autant plus forte que le liant possède une forte hydraulicité, allant à dépasser celle de la pierre dans le cas du mortier à base de ciment. Celui-ci présente une adhérence beaucoup trop forte entrainant une rupture cohésive dans la pierre, ce qui est néfaste pour une maçonnerie en pierre calcaire, où le mortier doit présenter une certaine souplesse. Les mortiers à la chaux aérienne ou hydraulique présentent les meilleurs résultats grâce à des adhérences faibles mais non nuls, avec des valeurs proches de 0,2 MPa.